Mythe n°10 : Courir à jeun est le meilleur moyen de brûler des graisses

Introduction

L’idée que courir à jeun permettrait de brûler davantage de graisses séduit de nombreux coureurs, notamment ceux qui cherchent à optimiser leur perte de poids. Après une nuit de jeûne, le corps serait supposé puiser directement dans les graisses en l’absence de glucose disponible. Mais cette pratique est-elle réellement efficace ? Et surtout, est-elle sans danger ? À la lumière des recherches scientifiques, démêlons le vrai du faux.

Ce que dit la science

Courir à jeun, c’est-à-dire avant le petit déjeuner, conduit effectivement à une augmentation de l’utilisation des graisses comme carburant. Cela s’explique par la diminution des réserves de glycogène hépatique et musculaire après plusieurs heures sans manger. Selon une étude du Journal of Applied Physiology, cette situation favorise l’oxydation des acides gras pendant un effort modéré .

Cependant, cette hausse temporaire de la combustion des graisses ne signifie pas nécessairement que vous perdez plus de graisse corporelle sur le long terme. Une autre étude menée par Horowitz en 2003 précise que même si les lipides sont plus sollicités, cela n’augmente pas l’ampleur de la perte de masse grasse si le total calorique reste constant .

Les bénéfices potentiels pour certains coureurs

Courir à jeun peut avoir sa place dans certains plans d’entraînement, notamment pour les sportifs d’endurance expérimentés. En répétant ce type de séances, le corps apprend à mieux mobiliser les graisses, ce qui peut s’avérer utile pour les efforts de longue durée.

Mais attention : il s’agit ici d’un travail spécifique, intégré à une programmation intelligente et encadrée. Il ne s’agit pas d’une méthode universelle pour tous les coureurs, encore moins pour les débutants.

Les risques liés à la course à jeun

Si les bénéfices existent dans certains cas, ils ne sont pas sans contrepartie. Voici les principaux inconvénients à considérer :

1. Baisse de performance

Sans apport de glucides, les réserves de glycogène sont faibles, ce qui limite la capacité à soutenir un effort intense ou prolongé. La fatigue arrive plus vite, ce qui peut nuire à la qualité de l’entraînement.

2. Risque de blessure

Lorsque l’on est fatigué, la technique de course se détériore. Cela peut entraîner des mouvements parasites ou des déséquilibres posturaux augmentant le risque de blessures musculaires ou articulaires.

3. Moins bonne récupération

Courir à jeun peut générer un stress métabolique plus important. Sans une récupération adaptée (notamment alimentaire), cela peut engendrer une baisse de forme générale et une récupération musculaire plus lente.

4. Hypoglycémie et malaises

Certaines personnes sont particulièrement sensibles à une baisse de la glycémie. Vertiges, nausées, troubles de la concentration, voire perte de connaissance peuvent survenir pendant ou après l’effort.

Pourquoi ce mythe persiste-t-il ?

1. Une idée séduisante mais simpliste

L’idée de “brûler plus de graisses” en courant à jeun repose sur un mécanisme réel mais mal interprété. Le corps mobilise plus de graisses, mais cela ne garantit pas une perte de poids accrue, surtout si le reste de l’alimentation n’est pas maîtrisé.

2. Influence des régimes à la mode

Le jeûne intermittent a largement gagné en popularité, souvent accompagné de conseils de sport à jeun. Toutefois, ce qui fonctionne dans une démarche de jeûne contrôlé ne s’applique pas forcément à la course à pied.

3. Une quête d’efficacité rapide

Beaucoup de coureurs cherchent des solutions rapides pour perdre du poids. Courir à jeun semble être un raccourci intéressant, mais qui, mal utilisé, peut s’avérer contre-productif.

Quand courir à jeun peut-il être utile ?

Cette pratique peut être envisagée dans certaines situations spécifiques :

  • Pour les coureurs expérimentés souhaitant travailler l’endurance métabolique.
  • Lors de footings légers de 30 à 60 minutes, à allure modérée.
  • Dans le cadre d’un programme structuré et en alternance avec d’autres types de séances.

Il est en revanche déconseillé de courir à jeun pour :

  • Des séances de fractionné ou de haute intensité.
  • Des longues distances (plus de 60 minutes).
  • Des coureurs débutants ou fragiles sur le plan métabolique.

Nos conseils pratiques

  1. Écoutez votre corps : si vous ressentez des signes de faiblesse, stoppez la séance.
  2. Hydratez-vous : buvez de l’eau avant de partir, même si vous ne mangez pas.
  3. Adaptez votre séance : courez lentement, sur une durée raisonnable.
  4. Récupérez correctement : prenez un petit déjeuner complet après votre séance.
  5. Variez les approches : n’abusez pas des séances à jeun. Intégrez-les ponctuellement.

Conclusion

Courir à jeun n’est ni une recette miracle ni une erreur absolue. C’est un outil, utile dans certains cas, mais inutile voire risqué dans d’autres. Avant d’adopter cette pratique, il est essentiel d’en comprendre les mécanismes, les limites et de respecter les signaux de son corps.

Pour optimiser vos performances et votre santé, mieux vaut adopter une alimentation équilibrée et un entraînement progressif. Si vous avez un doute, faites-vous accompagner par un professionnel compétent.

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Références

La Clinique du Coureur, “Courir à jeun : avantages et inconvénients”

Stannard SR et al., “Metabolic adaptations to exercise in the fasted state”, Journal of Applied Physiology, 2010

Horowitz JF, “Fatty acid mobilization and oxidation during exercise in the fasted state”, Journal of Applied Physiology, 2003

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L'ostéopathie pour qui ?

L’ostéopathie peut s’appliquer aux adultes/séniors, aux enfants/adolescents, aux femmes en ceintes, bébés/nourrissons et aux sportifs.

Les spécialités

L’ostéopathie comporte différentes spécialités : manipulation, mobilisation, technique musculaires et traitement de la femme enceinte.
F.A.Q.

Nous répondons à vos questions

Une fois établi le diagnostic, l’ostéopathe doit déceler où se situe la dysfonction ostéopathique. En palpant le corps, il repère les blocages responsables de la douleur, puis, grâce à des mouvements techniques précis, il rend aux tissus leur mobilité. Son travail ressemble à celui d’un horloger qui doit remettre en fonctionnement un mécanisme qui s’est grippé. Il peut intervenir sur tout le corps.
Les mauvaises postures en position assise (vautré dans le canapé ou devant l’ordinateur), debout, les accidents (chutes, traumatismes physiques divers, accidents de la voie publique), les mouvements répétés à outrance ou asymétriques (le joueur de tennis qui fait toujours le même geste du même côté), les levers de charge lourde dans une mauvaise posture… Tous ces paramètres affectent votre corps et sont des sources de blocages et de tensions. Les émotions négatives (colère, peur…) et les substances chimiques toxiques (tabac, alcool, pollution, mauvaise alimentation) sont également des sources de tensions tissulaires et de blocages articulaires.
Parfois. Néanmoins nos rythmes de vie d’aujourd’hui sont une source constante de blocages. Notre corps a la capacité d’auto-corriger beaucoup de problèmes en faisant des étirements ou certains mouvements, ou bien en se reposant. Mais si les blocages persistent, vous devez consulter un ostéopathe.
Non, absolument pas si cela est fait correctement. La manipulation est un geste précis et doit être pratiquée par une personne compétente sur un patient ne présentant aucune contre-indication à la manipulation. L’ostéopathe, de par sa formation sur 6 ans, et de par un interrogatoire complet ainsi qu’un examen clinique, s’assure de l’absence de contre-indications à un geste manipulatif. Toutefois, les manipulations ne sont qu’une partie de l’éventail thérapeutique de l’ostéopathe. Il bénéficie d’autres techniques si cela s’avère nécessaire.
Le nombre de séances varie selon chaque patient. En effet, chaque patient est unique. Les antécédents traumatiques (fractures, entorses, accidents), chirurgicaux (opérations) et médicaux (maladies diverses) ainsi que les habitudes de vie (posture, hygiène de vie, alimentation) sont autant de paramètres qui vont déterminer le nombre de séances nécessaires. Cependant, il est généralement conseillé 2 à 4 séances pour les motifs urgents (lumbago, torticolis…), puis une moyenne de 2 à 5 fois par an pour entretenir et stabiliser les résultats.
Pas du tout. L’ostéopathe dispose d’un arsenal thérapeutique important. Il existe plusieurs façons de débloquer les tensions du corps. La méthode choisie sera adaptée à votre âge, votre constitution et votre état de santé.
Une séance peut parfois soulager instantanément la douleur et parfois plusieurs semaines sont nécessaires. Il est généralement constaté un délai de 24 à 48h pour ressentir tous les bienfaits de la séance. Des douleurs musculaires sous forme de courbatures peuvent apparaître ainsi qu’une fatigue se faire ressentir pendant cette période (signe de réaction positive du corps). Malgré tout, divers paramètres vont également influencer votre récupération (hygiène de vie, sommeil, alimentation, stress, activités).
L’ostéopathe exerce en s’appuyant sur une connaissance approfondie de l’anatomie et de la physiologie. Il n’utilise que ses mains : il perçoit tensions et déséquilibres grâce à une palpation précise, minutieuse, exacte, qui est le fondement même de l’ostéopathie.

Grâce à cette qualité d’écoute, l’ostéopathie est une thérapie préventive et curative. L’ostéopathe a fait un cursus de 6 années après le bac (plus de 5000h d’enseignement) sanctionné par un diplôme reconnu (DO : Diplômé d’Ostéopathie). Un kinésithérapeute va surtout s’atteler à rééduquer un patient (par exemple après une chirurgie, il faut réapprendre à utiliser son corps), en utilisant plusieurs moyens comme le massage, les étirements, le renforcement musculaire ou bien encore la physiothérapie (chaud, froid, électrothérapie…). Un kinésithérapeute a fait 3 ans dans une école de kinésithérapie après 1 année de médecine.

La kinésithérapie ne remplace pas l’ostéopathie et inversement. Ce sont deux disciplines distinctes et complémentaires. Un chiropracteur se rapproche beaucoup plus de l’ostéopathe. La formation est analogue dans la durée (6 ans post-bac) et dans le contenu. A la base l’ostéopathie et la chiropratique sont deux disciplines cousines.

Il existe cependant des différences dans les techniques utilisées et les protocoles de traitement.
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