Mythe n°7: Courir à jeun brûle plus de graisses

Les effets de courir à jeun sur la perte de graisses et la performance

Introduction :

De nombreux coureurs et adeptes du fitness croient fermement que courir à jeun permet de brûler davantage de graisses. L’idée derrière ce mythe est que l’absence de glucose disponible pousserait le corps à utiliser ses réserves de graisses comme source d’énergie. Mais est-ce vraiment le cas ? Et est-ce la meilleure méthode pour perdre du poids ou améliorer ses performances ? Examinons ce que la science a à dire à ce sujet.

Les faits scientifiques :

Il est vrai que courir à jeun favorise l’utilisation des graisses comme carburant. Lorsque le corps manque de glucose provenant du dernier repas, il puise davantage dans les lipides. Cependant, cela ne signifie pas que courir à jeun est une solution miracle pour la perte de poids ou une amélioration de la condition physique globale.

Une étude publiée dans le Journal of the International Society of Sports Nutrition indique que la quantité totale de calories brûlées, et donc la perte de poids, dépend principalement du déficit calorique sur 24 heures, et non du moment où l’exercice est effectué. En d’autres termes, courir à jeun ne garantit pas une perte de poids plus rapide.

De plus, courir sans avoir mangé peut entraîner une diminution de l’intensité de l’effort, ce qui pourrait limiter les progrès cardiovasculaires et musculaires à long terme. En effet, une étude de La Clinique du Coureur précise que cela peut aussi accroître les risques de fatigue précoce et de blessures, surtout lors de séances longues ou intenses, car les muscles manquent d’énergie rapide.

Pourquoi ce mythe persiste-t-il ?

La confusion entre l’oxydation des graisses et la perte de poids est l’une des principales raisons. Beaucoup pensent que brûler plus de graisses pendant l’exercice signifie automatiquement perdre du poids, mais ce n’est pas le cas. De plus, la simplification des mécanismes physiologiques, avec des conseils souvent mal interprétés, conduit à la généralisation d’idées comme « courir à jeun = brûler des graisses ». Ces concepts, souvent transmis par des sportifs avancés, sont parfois appliqués à des débutants, qui n’en ont pas toujours besoin.

Les avantages et inconvénients de courir à jeun :

Avantages :

  • Meilleure capacité à utiliser les graisses comme source d’énergie, ce qui peut être utile pour les courses longues distances.
  • Adaptation métabolique chez les coureurs expérimentés, en particulier dans les entraînements d’endurance.

Inconvénients :

  • Risque de diminution de la performance lors des séances intenses, où l’énergie rapide est cruciale.
  • Risque accru de fatigue, d’hypoglycémie et de baisse de motivation.
  • Peu d’impact sur la perte de poids, si l’alimentation quotidienne n’est pas équilibrée.

Alternatives et recommandations :

Pour les coureurs débutants :

Il est conseillé de prendre un petit-déjeuner léger avant de courir, comme une banane ou une barre énergétique. Concentrez-vous surtout sur une alimentation équilibrée au quotidien pour optimiser vos performances.

Pour les coureurs avancés :

Les entraînements à jeun peuvent être réservés pour des sorties légères et courtes, ne dépassant pas 45 minutes. Ces séances peuvent être planifiées dans un but précis, comme l’amélioration de la tolérance à la fatigue ou l’entraînement métabolique. Toutefois, il est essentiel de se rappeler que la clé réside dans l’intensité et la régularité des séances, plutôt que dans le fait de courir à jeun.

Conclusion :

Courir à jeun n’est pas la méthode miracle pour brûler des graisses ou perdre du poids. Bien que cela puisse présenter des avantages pour certains coureurs expérimentés, il n’est ni nécessaire ni recommandé pour la majorité des pratiquants. L’essentiel reste d’adopter une alimentation équilibrée et de suivre un programme d’entraînement structuré, afin d’obtenir des résultats durables. La perte de poids, comme l’amélioration des performances, dépend avant tout de l’ensemble de votre mode de vie. Si vous avez des questions sur la manière dont l’entraînement à jeun pourrait influencer vos performances ou votre santé, n’hésitez pas à me contacter pour des conseils personnalisés.

Références :

Stannard SR et al., « Metabolic adaptations to endurance training performed in a fasted state », Journal of Science and Medicine in Sport, 2011.

Schoenfeld BJ et al., « Does cardio performed in a fasted state maximize fat loss? A systematic review and meta-analysis », Journal of the International Society of Sports Nutrition, 2014.

« Courir à jeun : les bénéfices et les limites », La Clinique du Coureur.

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Les spécialités

L’ostéopathie comporte différentes spécialités : manipulation, mobilisation, technique musculaires et traitement de la femme enceinte.
F.A.Q.

Nous répondons à vos questions

Une fois établi le diagnostic, l’ostéopathe doit déceler où se situe la dysfonction ostéopathique. En palpant le corps, il repère les blocages responsables de la douleur, puis, grâce à des mouvements techniques précis, il rend aux tissus leur mobilité. Son travail ressemble à celui d’un horloger qui doit remettre en fonctionnement un mécanisme qui s’est grippé. Il peut intervenir sur tout le corps.
Les mauvaises postures en position assise (vautré dans le canapé ou devant l’ordinateur), debout, les accidents (chutes, traumatismes physiques divers, accidents de la voie publique), les mouvements répétés à outrance ou asymétriques (le joueur de tennis qui fait toujours le même geste du même côté), les levers de charge lourde dans une mauvaise posture… Tous ces paramètres affectent votre corps et sont des sources de blocages et de tensions. Les émotions négatives (colère, peur…) et les substances chimiques toxiques (tabac, alcool, pollution, mauvaise alimentation) sont également des sources de tensions tissulaires et de blocages articulaires.
Parfois. Néanmoins nos rythmes de vie d’aujourd’hui sont une source constante de blocages. Notre corps a la capacité d’auto-corriger beaucoup de problèmes en faisant des étirements ou certains mouvements, ou bien en se reposant. Mais si les blocages persistent, vous devez consulter un ostéopathe.
Non, absolument pas si cela est fait correctement. La manipulation est un geste précis et doit être pratiquée par une personne compétente sur un patient ne présentant aucune contre-indication à la manipulation. L’ostéopathe, de par sa formation sur 6 ans, et de par un interrogatoire complet ainsi qu’un examen clinique, s’assure de l’absence de contre-indications à un geste manipulatif. Toutefois, les manipulations ne sont qu’une partie de l’éventail thérapeutique de l’ostéopathe. Il bénéficie d’autres techniques si cela s’avère nécessaire.
Le nombre de séances varie selon chaque patient. En effet, chaque patient est unique. Les antécédents traumatiques (fractures, entorses, accidents), chirurgicaux (opérations) et médicaux (maladies diverses) ainsi que les habitudes de vie (posture, hygiène de vie, alimentation) sont autant de paramètres qui vont déterminer le nombre de séances nécessaires. Cependant, il est généralement conseillé 2 à 4 séances pour les motifs urgents (lumbago, torticolis…), puis une moyenne de 2 à 5 fois par an pour entretenir et stabiliser les résultats.
Pas du tout. L’ostéopathe dispose d’un arsenal thérapeutique important. Il existe plusieurs façons de débloquer les tensions du corps. La méthode choisie sera adaptée à votre âge, votre constitution et votre état de santé.
Une séance peut parfois soulager instantanément la douleur et parfois plusieurs semaines sont nécessaires. Il est généralement constaté un délai de 24 à 48h pour ressentir tous les bienfaits de la séance. Des douleurs musculaires sous forme de courbatures peuvent apparaître ainsi qu’une fatigue se faire ressentir pendant cette période (signe de réaction positive du corps). Malgré tout, divers paramètres vont également influencer votre récupération (hygiène de vie, sommeil, alimentation, stress, activités).
L’ostéopathe exerce en s’appuyant sur une connaissance approfondie de l’anatomie et de la physiologie. Il n’utilise que ses mains : il perçoit tensions et déséquilibres grâce à une palpation précise, minutieuse, exacte, qui est le fondement même de l’ostéopathie.

Grâce à cette qualité d’écoute, l’ostéopathie est une thérapie préventive et curative. L’ostéopathe a fait un cursus de 6 années après le bac (plus de 5000h d’enseignement) sanctionné par un diplôme reconnu (DO : Diplômé d’Ostéopathie). Un kinésithérapeute va surtout s’atteler à rééduquer un patient (par exemple après une chirurgie, il faut réapprendre à utiliser son corps), en utilisant plusieurs moyens comme le massage, les étirements, le renforcement musculaire ou bien encore la physiothérapie (chaud, froid, électrothérapie…). Un kinésithérapeute a fait 3 ans dans une école de kinésithérapie après 1 année de médecine.

La kinésithérapie ne remplace pas l’ostéopathie et inversement. Ce sont deux disciplines distinctes et complémentaires. Un chiropracteur se rapproche beaucoup plus de l’ostéopathe. La formation est analogue dans la durée (6 ans post-bac) et dans le contenu. A la base l’ostéopathie et la chiropratique sont deux disciplines cousines.

Il existe cependant des différences dans les techniques utilisées et les protocoles de traitement.
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